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RÉSUME PROJET DE THÈSE 
(Provisoire)

Appropriation des Technologies de l’Information et de la Communication-TIC -par des entreprises transnationales en Afrique subsaharienne : 

 Structuration et traitement de l'information numérique dans une logique de développement pérenne 



La circulation de l’information numérique au sein d’une entreprise est aujourd’hui devenue un facteur de productivité. L’éclatement des sites et la variété des métiers dans une même entreprise ne favorisent pas la communication. Pour développer le travail collaboratif, il est nécessaire pour toute entreprise de développer des processus informationnels qui permettront à l’ensemble du personnel de demeurer en contact permanent. Le développement des processus informationnels passe indubitablement par la mise en place de technologies devant permettre une gestion et un partage efficace de l’information entre les acteurs internes et externes à l’entreprise. Les processus de gestion de l’information numérique sont donc au cœur de toutes les entreprises. Ils constituent le fondement des relations entre les collaborateurs et leurs clients et facilitent les prises de décision. Si la mise en place de ces processus a démontré toute son efficacité dans le management des entreprises européennes et américaines, elle commence tout juste à prendre son envol au sein des entreprises africaines

Le challenge auquel font désormais face les managers des entreprises africaines ne se limite donc plus à la simple gestion d’une communication de type classique comme la relation en face à face ou par téléphone, courrier, courriel, etc. Il va bien au-delà de cette considération car ils doivent aujourd’hui gérer une communication qualifié de numérique puisque dématérialisée, affichée, circulant et stockée à l’aide de terminaux, de réseaux et de serveurs informatiques. Bien maitriser ces outils permettant de gérer cette communication numérique est désormais un impératif de bonne organisation du temps, d’efficacité de communication et, en résultante, de qualité du travail, sans déperdition d’énergie inutile.

Si les tâches assurées au sein des entreprises grâce au TIC sont de plus en plus nombreuses (la communication et la recherche d’informations, la commercialisation des produits et services, le travail en groupe, la gestion de l’entreprise, la prospection, etc.), l’étude sera centrée sur l’appropriation des outils TIC par les entreprises et à son lien avec la structuration et le traitement de l'information numérique pour une logique de développement pérenne. Dans cette logique l’étude peut se résumer à une tentative de réponse à la question suivante : Quel est l’impact de l’usage des TIC dans la formalisation et la gestion des processus de structuration et de traitement de l’information numérique dans une logique de développement sur le long terme des activités des entreprises d’Afrique Subsaharienne ? 

Suite à cette formalisation de la question centrale de l’étude, les questions secondaires qui nous viennent à l’esprit sont : 
  • Quels sont les caractéristiques des différentes technologies de communication de l’information utilisées au sein de ces organisations ?    
  • Quel est l’état actuel des connaissances et compétences des personnels habilités à assurer la gestion de ces outils ? 
  • Si l’information est considérée comme le pouvoir dans la majorité des entreprises, qu’arrive t-il lorsque sa gestion prend en compte des technologies permettant une large diffusion de celle-ci au sein de l’entreprise ?  
  • Quel pourrait être l’impact de l’usage des TIC sur ces entreprises lorsque tous les acteurs pourront désormais contribuer de leurs idées à un projet innovant ? 
  • Quelle peut être la valeur ajoutée de la définition d’un modèle spécifique de structuration et de traitement de l’information numérique au sein d’entreprises qui jusqu’ici sont confrontées à l’usage de technologies importées et pas toujours adaptées à leurs besoins informationnels ? 
Pour traiter au mieux la problématique de l'étude nous avons choisi de la scinder en deux principaux axes :  


Axe 1 : Appropriation des TIC, normes et compétences : la gestion des technologies 

Étudier l’usage des technologies demande avant tout d’appréhender les outils mobilisés dans les activités communicationnelles et la façon dont ils sont déployés. Pour cela, il s’agira de relever minutieusement et systématiquement toutes les technologies utilisées pour la gestion de l’information numérique au sein des entreprises qui feront l’objet de l’étude de cas. Cet axe doit aussi permettre d’aborder la question de la transformation numérique que subissent les acteurs dans le cours de leur activité.  La notion de transformation numérique va permettre d’étudier non pas seulement le passage d’un outil à un autre, mais également l’évolution des outils existants afin d’évaluer les caractéristiques d’adaptabilité des acteurs. Cet axe va s’achever par l’étude des compétences des acteurs en matière de gestion des TIC.

Axe 2 : Structuration des processus informationnels  

Le second axe à aborder dans le cadre de cette étude est bien plus opérationnel que le premier.  Son objectif principal est d’analyser les processus de création et de traitement de l’information numérique après mobilisation des TIC. A travers ce second axe de recherche il sera précisément question d’étudier :
  • Les processus de gestion de l’information numérique : analyse des différentes étapes de production, traitements, stockage, transmission, diffusion et accès ; 
  • Les logiques de construction de l’information numérique : analyse des choix qui président aux processus de structuration ;  
  • Étudier les pratiques informationnelles des acteurs : il faut comprendre le terme de « pratique informationnelle » comme l’ensemble des dispositifs, des sources, des compétences cognitives et habiletés informationnelles qui sont mobilisés dans les différentes situations de production, de recherche, et de traitement de l’information ;
  • Le rapport entre les processus informationnels et les processus décisionnels : analyse du rapport à l’information numérique produite et les consommateurs et leur niveau d’implication dans sa conception et formalisation.